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FONDS D’INVESTISSEMENT AMÉRICAIN

Cinq outils, une seule mémoire

Des espaces de travail par rôle, des sources reliées et une mémoire commune des opérations du fonds.

DOSSIER / 01En production depuis mai 2026MAXIME DEBUS · MAJORDOME

Le lundi d’avant

Une question d’associé, un lundi matin. Où en est cette opération ? La réponse existe. Elle est dans un document SharePoint, dans une fiche Agora, dans une opportunité GHL, dans un onglet Excel, dans un fil d’emails, et dans la tête de celui qui a pris le dernier appel. Il faut ouvrir les cinq, vérifier qu’ils parlent bien de la même étape, puis attendre que la sixième source soit disponible.

LandQuire achète, développe et revend des terrains aux États-Unis, financés par des centaines d’investisseurs particuliers. Acquisition, développement foncier, cession, finance, conformité, marketing, relation investisseurs : sept métiers qui touchent les mêmes opérations, chacun depuis son outil. Les données existaient. Ce qui manquait, c’était un endroit où retrouver le fil d’une opération sans savoir à l’avance dans quel outil chaque morceau avait été déposé.

Ce que ça coûtait

Un fonds vend deux choses à ses investisseurs : des terrains et de la confiance. La confiance se joue dans la vitesse et la justesse des réponses. Quand chaque question coûte une interruption à un associé et une attente à celui qui l’a posée, ce n’est plus une gêne. C’est la vitesse du fonds qui est fixée par la disponibilité des gens, pas par la qualité du travail.

Le problème posé n’était donc pas « faites-nous un écran de plus ». Un écran de plus, c’est un endroit de plus où chercher. Il fallait relier les sources, organiser leur lecture par métier, et décider qui peut voir quoi.

Comment on a travaillé

Mai 2026. Les accès d’abord. Je vérifie ce que l’interface d’Agora, la plateforme investisseurs, permet réellement de récupérer, plutôt que de le supposer. Je cartographie ce que chaque outil sait et ce qu’il ignore.

Le 26 mai, un premier composant passe en production : la conformité d’abord. Ensuite, par étapes, au contact du système en service : connexions individuelles et droits par rôle en juillet, automatisation de la conformité avec Zoho, espace CRM pour la finance, centre de communication, puis un bureau unifié et un assistant capable de chercher dans trente mille documents SharePoint, corpus remis à jour chaque nuit.

En août, les données marketing rejoignent le bureau, les vues finance et relation investisseurs sont retravaillées, chaque opération reçoit sa page en six chapitres, et l’ensemble se lit en français, anglais, espagnol et portugais. Fin août, on remonte encore à la source : extraction complète d’Agora, dates de clôture lues directement dans les documents de transaction, attribution des contacts venus de LinkedIn.

La méthode tient en quatre gestes. Ouvrir les accès. Vérifier les données. Livrer une première partie utilisable. Puis construire et corriger au contact du réel, semaine après semaine.

Ce qui tourne aujourd’hui

Un bureau central en ligne, avec une vue par métier : acquisition, développement foncier, cession, finance, conformité, marketing. Chacun voit son périmètre, et les droits dépendent du rôle.

Un assistant qui répond depuis le fonds documentaire, remis à jour chaque nuit. Des pages par opération, en quatre langues, avec un espace de questions et réponses par projet. Des pages en lecture seule pour ce qui peut être montré à l’extérieur. Des vues finance et relation investisseurs qui partent des mêmes sources que le reste.

Technique : intégrations Agora, SharePoint, GHL et Zoho, accès par rôle, recherche documentaire, extractions et actualisations automatisées.

Ce que ça a changé, et ce qui reste

Une question sur une opération se pose au bureau, pas à un associé. La réponse arrive avec son historique et sa source. Le fonds, qui lève plusieurs millions auprès de centaines d’investisseurs particuliers, travaille dessus au quotidien depuis mai.

Ce qui reste : certains raccordements sont encore incomplets, la comptabilité n’est pas encore migrée dans le nouvel outil, et l’exploitation continue. C’est le point : un système en production n’est pas un projet fini, c’est un système dont quelqu’un répond.

Si vous vous reconnaissez

Si répondre à une question simple sur votre entreprise suppose encore de traverser plusieurs outils et d’attendre quelqu’un, le diagnostic commence exactement là : par cartographier où vit l’information, et où elle devrait vivre.

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